LA-MARSEILLAISE-COMP.JPG


Rouget de Lisle et la Marseillaise. Visualia.
Crayon, tissu, chaînette et montage numérique
2006
Created by Mathias
Published by Visualia




La carte postale hommage à Rouget de Lisle, qui n'a pas fait grand chose de connu hors l'écriture de notre hymne national. Techniquement, c'est une sorte d'amusement puisque j'ai composé ce "dessin" de bric et de broc (voir Making-of). Visualia m'avait demandé d'écrire un texte pour présenter Rouget de Lisle dans le journal de l'association. J'avais pour l'occasion écrit les lignes suivantes:

Voici 170 ans que Claude Rouget de Lisle s’est éteint dans l’indifférence générale. Son nom, pourtant, nous est connu depuis les bancs de l’école, parce qu’il est l’auteur compositeur de notre hymne national, La Marseillaise. Il était capitaine de garnison à Strasbourg lorsqu’il composa, en 1792, le fameux Chant de guerre de l’armée de Rhin, alors qu’il passait la nuit chez Dietrich, le maire de la ville. Ce chant fut rapidement repris par les fédérés de Marseille lors de l'insurrection des Tuileries, le 10 août 1792.
C’est bien sûr depuis ce jour que le texte a reçu le titre qui est encore le sien. Devant l’incroyable succès qu’il remportait, la convention le décréta chant national le 14 Juillet 1795. Ce n’est que plusieurs décennies après qu’il sera déclaré hymne national, sous la troisième république, en 1879.
On ne s’étonnera pas que l’auteur ait passé l’essentiel de sa vie dans l’ombre : d’une part, la popularité de La Marseillaise lui échappa en grande partie, parce qu’elle fut interdite sous l’empire et bien sûr la restauration. D’autre part, parce que Rouget de Lisle n’était pas lui-même un grand révolutionnaire, et que seule sa célébrité lui valut d’échapper au couperet de la Terreur. Ce n’est que lors des révolutions de 1830 et 1848 que les citoyens vibrèrent à nouveau sous les accents guerriers et libérateurs du texte.
Les autres compositions de l’officier restèrent anecdotique, et nul n’a jamais vu un « génie » particulier en lui, si ce n’est celui d’avoir reçu la lumière une fois, au moment où l’histoire prenait rendez-vous avec lui.
Maintes fois remaniée, la chanson que nous connaissons aujourd’hui est une adaptation faite sous VGE d’une version déjà réadaptée en 1887.
Illustrer le sujet consistait donc, à mon sens, à retrouver l’esprit républicain et révolutionnaire plutôt que de me contenter de dresser un portrait de Rouget de Lisle. C’est la raison pour laquelle j’ai fait intervenir Marianne, qui fut très en vogue sous la troisième république, et bien sûr le drapeau, notre emblème national depuis la constitution de 1958.


Frédéric MATHIAS

Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés