M'y voici. Ce sont les premiers pas de Frédéric Mathias sur la membrane virtuelle, sur ce paquet sans consistance, cette vague esquisse de conscience informatique, ce permanent retard sur le réel:
internet. Mes compétences en matière d'informatique étant comparables à celles de la poule aux commandes d'un porte-avion, je prie dès à présent tous les éventuels et imprudents visiteurs de
ces pages de m'excuser du désordre, des approximations et des retards inhérents à mon statut d'explorateur.
Le but avoué de ce carnet de route (le terme est plus chantant que l'ersatz de mot dégorgé par les anglo-saxons) est de présenter mes illustrations, mes croquis, mes
travaux d'infographiste, et puis, de temps à autre, mes pensées peut-être.
Du dessin avant toute chose cependant, c'est bien préférable aux discours. La tenue de ce site me contraindra, je l'espère, à maintenir une cadence soutenue dans
l'exécution de mes "dessins du jour". Vous trouverez bien vite des travaux venus de mes divers horizons, même si, pour des raisons éditoriales, je ne peux pas vous coller tout sous le
nez.
Si besoin est, je précise que ces dessins ne sont pas libres de droits, qu'ils sont exposés à titre euh... informatif, et que toute personne qui s'amuserait à les
utiliser sans mon autorisation, non contente d'en subir les conséquences pénales, mettrait dans un état de précarité certain les 7 générations qui la suivraient par le lien filial...
Trêve de plaisanterie, j'espère vous retrouver bientôt, je vais à présent souffler: le dessin d'ouverture ci-dessus a été exécuté en 5 heures, ce qui est assez soutenu pour moi. J'ignore quelle
est la moyenne des autres dessinateurs, mais j'ai lu des choses démoralisantes sur les capacités de Frazetta en la matière... Pour ce
qui est du thème, c'est une petite évocation du Roi Arthur, sur qui j'avais travaillé au cours de mes études: l'heure de sa mort, ici
esquissée*, est sans doute un parfait symbole de la confusion permanente entre le début et la fin, Arthur étant mort à Salesbierres, et pourtant encore vivant actuellement, si mes calculs sont justes! Quand il meurt, il renaît, et voilà, sans plus de raisons
vaseuses, la raison pour laquelle il inaugure mon site. Eh oui, vous l'ignoriez, mais Arthur était bouddhiste. Bon. Bien. Vous
comprenez pourquoi je suis dessinateur, pas humoriste.
Bonne journée à tous, bonne année également.
Frédéric MATHIAS
* édulcorée même, Arthur se faisant littéralement arracher une partie du crâne lors de son combat avec Mordret : ainsi tombe le "chef". Je vous renvoie d'ores et déjà à la lecture de La Mort Artu, chef d'oeuvre de la littérature médiévale.
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